Critique Dark Web : le côté obscur du cinéma par Bruno Vaussenat : 4


Critique Dark Web : le côté obscur du cinéma :

Dans le cinéma, il existe plusieurs catégories de films. Il y a les grands blockbusters que nous retrouvons avec un certain plaisir coupable chaque semaine au cinéma. Il y a également les Direct to DVD qui n’ont pas trouvé preneur dans nos salles obscures, mais révèlent malgré tout certaines petites pépites dont les critiques apparaîtront également sur le blog. 😉

Et puis il y a les autres, dont fait partie DARK WEB. Attention, ça pique, mais en même temps, le film n’est même pas référencé sur Allociné (une référence je ne sais pas, mais avec Danny Glover en guest star cela me surprend. Ce qui encore une fois nous prouve que l’époque de L’Arme Fatale est bien loin derrière lui).

Alors, allons droit dans le vif. Ce film ne va pas renouveler le genre. Il ne va pas non plus vous permettre de passer un agréable moment, mais il va pouvoir, soit vous rappeler que finalement Suicid Squad n’était pas si mauvais que ça (oui, oui ;), il a ce pouvoir), 

Laissez-vous donc embarquer dans cette histoire palpitante qui va vous surprendre à coup sûr…

Nous retrouvons donc une équipe de mercenaires qui réalise des Snuff Movie (le snuff movie, ou parfois snuff film, est un terme désignant une vidéo ou un long-métrage mettant en scène la torture, le meurtre, le suicide ou le viol d'une ou plusieurs personnes, merci Wikipédia 😉 ). Pour cela, il leur faut une proie, qui sera bien sûr livrée aux chasseurs sans cœur. Rien de mieux qu’une belle blonde incarnée par Petra Silander (Bienvenue à bord).

Le premier élément qui choque est que ce groupe de mercenaires, avec à leur tête Tristan Robin (La mer à l’aube, Vingt-six amis en commun…) et Nina Seul (Le Jour de la comète…), arrive dans une petite ferme pour kidnapper l’héroïne, à bord d’un tank, ainsi que de plusieurs véhicules de combat, et qui, sur leur passage détruit un char de L’OTAN et un avant-poste de L’OTAN également !

Pour des personnes qui sont censées agir dans l’ombre et la discrétion, se mettre la moitié du monde à dos n’est pas forcément la bonne solution pour rester caché, mais passons. Cela va surtout nous permettre de voir que techniquement le film de Bruno Vaussenat (Le Goûter) est en difficulté.

Car dans ce genre de film, voir des effets spéciaux de mauvaise qualité dignes d’un jeune stagiaire de 3e n’a rien de grave. On a l’habitude de voir ce cas et on l’attend presque avec impatience. Entendre des bruits de jouets, voire de pétards lors des tirs d’armes, pareil cela ne nous fait même plus peur !

Par contre, la caméra qui tremble dans tous les sens (à croire que le réalisateur est à un stade avancé de Parkinson… J’ai vérifié, ce n’est pas le cas. Il vous faut une autre excuse Monsieur Vaussenat 😉  ), des scènes où les acteurs parlent, mais dont aucun son ne sort de leur bouche (j’ai vérifié également, je n’ai pas mis le film en version pour malentendant)…

Le scénario, quant à lui, je vous l’ai cité un peu plus haut, et il ne faudra pas vous attendre à de gros retournements de situation. Mais d’un autre côté, qui attend ce genre de film pour cela ? Au contraire, cela n’aurait fait qu’allonger la durée du film inutilement. Bon, je suis un peu méchant, il y a bien un retournement de situation à la fin, mais pour ma part, celui-ci tombe un peu comme un cheveu sur la soupe et m’a laissé de marbre ! (Le film dure 1 heure 29 minutes de bonheur)

Les acteurs, quant à eux, jouent comme on leur demande, c’est-à-dire des stéréotypes à eux tous seuls. Là, on a le droit à peu près tout :

  • Danny Glover qui joue le chef d’une organisation, ou je ne sais pas trop quoi, qui fait quelques apparitions sur un écran de télé (oui, il semblerait qu’il n’ait pas voulu venir sur le lieu de tournage du film) et qui vocifère des « Ne me décevez pas ! », « Si jamais vous me décevez », « en cas de déception »… Bref un homme souvent déçu !
  • Nina Seul qui incarne une femme fatale un tout petit peu, mais juste un tout petit peu casse-pied et nymphomane !
  • Tristan Robin qui, quant à lui, joue un estropié ressemblant étrangement à Kevin Spacey dans Usual Suspect (mais là, juste la comparaison me fait mal au cœur), et qui est forcément l’esclave de la femme nympho et casse-pied, si, vous voyez de qui je parle !
  • Sébastien Vandenberghe joue, lui, un gros bras qui fait souvent des regards bien menaçants et qui est très mystérieux (mais si je vous jure…).

Et dans l’ordre, on a également la femme superficielle qui se recoiffe et maquille en pleine chasse dans la boue, la blonde qui n’est pas la grace à son corps, mais dont le ralenti lorsqu’elle se change nous fait malgré tout un peu douter, le méchant qui est juste méchant parce qu’il aime être méchant, car c’est cool d’être méchant, la peureuse qui est là parce que… Bah on ne sait pas, mais elle est là, le « comique » consommateur de drogue et inconscient, car la vie n’est qu’un long fleuve tranquille…

La palme d’or revient finalement à Olivier Gruner qui a le rôle du frère de l’héroïne (qui au passage n’a pas du tout le même accent que sa sœur, eux qui vivent dans la même maison, il faudra peut-être vous poser certaines questions sur votre arbre généalogique les gars 😉 ), et qui passe son film, attaché sur une chaise à se faire draguer par notre nympho en chef, et qui a dû trouver le temps bien long au vu de ses expressions qui semblent vouloir nous supplier de venir le sortir de là !

Mais bon, encore une fois, le mauvais jeu des acteurs et les stéréotypes font également partie de ce que l’on attend pour ce genre de film, car il n’y a rien de mieux pour rire qu’un bon stéréotype !

La bande sonore, quant à elle, ne colle pas toujours à l’action (une musique plutôt douce, alors que l’héroïne court à travers la forêt pour échapper aux chasseurs) et par moments devient même gênante (la musique de la scène d’ouverture qui ne nous lâche pas pendant les 15 premières minutes, du film donne presque envie d’écouter du Justin Bieber).

 

Alors, que dire de ce film, qui a comme slogan « Fuir, survivre, recommencer » ?

Eh bien, la fuite je vous la recommande si vous cherchez un bon film de survie, car vous risquez d’être bien déçu, voire de ne pas aller jusqu’au bout. Pour la survie, je vous le recommande entre amis afin de vous soutenir et surtout de bien rire sur certains passages et tuer le temps durant les longueurs (une petite partie de cartes par exemple). Pour le « recommencer », je ne vous conseille pas de relancer le film, sauf si vous avez envie de souffrir ou alors de perdre à tout jamais les amis que vous avez pris tant d’années à vous faire. Là oui, relancez donc ce film !

La note du film : 3/10

Pour les Plus Courageux le DVD : ( il te suffit de cliquer sur l'image 😉 ) 

 

La scène du film :

Attention, dans cette rubrique, je vais vous parler d’une scène du film qui est, selon moi, la scène à voir. Je vais tenter de vous spoiler le moins possible, mais si vous ne souhaitez pas vous gâcher un passage du film, remontez vite la barre de navigation !

Alors pour ce film-là, la scène que j’ai choisie pour vous illustrer le film est la scène d’ouverture, qui pour moi réunit l’ensemble du budget du film. On y retrouve :

  • Des méchants en tank et autres véhicules blindés qui traversent le pays en faisant exploser tout ce qui bouge (adieu le tank) ; qui prennent par surprise les trois pauvres militaires de l’OTAN, qui décidément sont très sourds, au vue de leur non-réaction après l’explosion de leur tank, 100 mètres plus loin, et qui sont également de bons chorégraphes au vu de leur mort, qui rendrait vite jaloux Kamel Ouali !
  • De magnifiques plans de drones… ou pas (je vous assure que l’on a compris que les drones étaient de magnifiques outils pour les réalisateurs, mais bientôt, à force de ne voir que ça dans 99 % des films, actuellement, je vais finir par retrouver l’inventeur de ce prototype et lui faire manger drone par drone, et non je ne suis pas en colère GRRRR) ;
  • Tout ce beau monde de l’OTAN est bien sûr là pour surveiller une seule maison de fermier, où l’on retrouve deux membres de la même famille qui n’ont pas du tout le même accent (eh oui, mais engager une actrice russe et un acteur français, forcément ça pose problème) ;
  • Un pseudo méchant réalisateur de Snuff Movie qui filme toute la scène à hauteur de ses couilles, car après tout, il n’y a rien de mieux que des plans de bijoux de famille de tout ce petit monde pour attirer l’audience (a-t-il vraiment tort ?) ;
  • Un père de Famille insensible à l’enlèvement de sa fille, au tabassage de son fils et à son exécution (mais bon Dieu tes enfants tu t’en fous ?! Je comprends, au vu de leurs accents, ils ne sont pas de toi. Mais le gars il va quand même te tuer, réagis).

 

Bref, tu l’auras compris, cette scène nous prépare déjà au reste du film, et surtout, nous prouve pourquoi les spectateurs vont zapper au bout de seulement 10 minutes lors de sa diffusion en prime time sur NRJ12 (on prend les paris pour la chaine de diffusion 😉 ).


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4 thoughts on “Critique Dark Web : le côté obscur du cinéma par Bruno Vaussenat :

  • cyril

    j’ai rarement vu un film aussi minable
    dire que je l’ai regardé parce qu’il y avait danny glover et que je me suis dit que, donc, forcement, ça valait le coup.

    minable du début a la fin.

    • admin4352 Post author

      Heureux de voir que je ne suis pas le seul à être tombé dans le panneau alors, surtout que j’ai l’impression que Danny Glover n’était même pas sur le lieu du tournage et a simplement envoyé deux trois enregistrements de lui ^^

      Elle est loin l’époque de l’arme Fatale malheureusement. Je n’arrive même plus à me souvenir du dernier bon film que j’ai pu voir avec lui et toi ?

  • Benoit

    Tellement surpris par ce film en terme de scénario, jeu des acteurs et des dialogues non écrits pour les warriors, dans le commentaire j’aurais néanmoins ajouté le fait qu’un des poursuiveuses vaporise du parfum ou de l’insecticide dans la forêt, j’ignore qui a eu cette idée lumineuse.
    Apprendre 5 lignes au hasard dans n’importe quel annuaire ne vus fera pas perdre plus de temps que regarder ce film.

    • admin4352 Post author

      Salut Benoit 😉

      Effectivement, c’est un détail qui montre encore une fois la grandeur du film !

      Mais j’irai même plus loin en disant: qui a eu l’idée de ce film ? 😉

      Et en plus si tu choisis bien tes 5 lignes, il y a peut être même moyen qu’un jour cela te soit utile contrairement à ce film !!!