The Lost City of Z : Mon Coup de Coeur 2017 ! 1


Il y a des films comme The Lost City of Z que l’on va voir sans réelle conviction, plus par défaut, car aucune sortie cinéma ne me donnait vraiment envie cette semaine, entre les classiques comédies françaises qui commencent sérieusement à me lasser et le film d’horreur Grave qui m’intrigue fortement, mais que je ne sais pas pourquoi je sens que je vais préférer le regarder tranquillement chez moi (qui a dit peureux ? :p ) ! Il ne me restait plus que l’histoire vraie de l’explorateur Percival Harrison Fawcett (tentez de le répéter plusieurs fois à la suite pour le challenge 😉 ) !

James Gray est pour moi, et je le reconnais sans honte, un personnage qui m’est méconnu, malgré les hurlements de mes compatriotes cinéphiles qui me crient dessus chaque semaine pour que j’aille voir ses précédents films comme The Immigrant, La Nuit nous appartient

Eh bien, je vais vous avouer une chose, c’est que je suis sorti de la salle avec un grand sourire, encore plus heureux qu’à la fin de ma toute première fois  En plus, cette fois cela a duré bien plus longtemps (roooh, ne mentez pas les mecs, on y est tous passés), car je ne vais pas vous mentir, mais avec tout le respect que j’ai pour Molière « Pu****. Que c’était bon ! »

Pourquoi tant de joie ? Pourquoi tant de vulgarité ? Eh bien, je te propose de découvrir tout cela dans la suite de ma critique !

1) Un personnage incroyable rime avec des acteurs incroyables !

Percival Harrison Fawcett est un personnage fascinant, et je vous invite d’ailleurs à en apprendre un peu plus sur lui ne serait-ce que pour vous instruire un peu bande d’ignare et par ce qu’il aurait inspiré le personnage d’Indiana Jones !

James Gray avait donc tout ce qui lui fallait pour rendre The Lost City of Z passionnant, et cela, il va le réussir à la perfection. Que ce soit lors des expéditions en pleine jungle amazonienne où chaque recoin cache un potentiel danger et où même ton fidèle serviteur que je suis n’oserait pas s’aventurer (attends, un simple poisson rouge peut te dévorer là-bas), aux scènes se déroulant dans Londres, où bien plus de dangers sont finalement présents, on suit le personnage avec plaisir et surtout, on évolue avec lui !

Et j’ai bien dit on évolue avec lui, car voilà, la force du film derrière les expéditions il y a également un homme qui va changer de point de vue sur énormément de thèmes au cours de sa vie et qui va également mûrir, le rendant attachant aux yeux du spectateur, car n’oubliez pas qu’à l’époque, une expédition prenez au minimum 3 à 4 ans !

Et en parlant des thèmes, prépare-toi à aborder énormément de sujets, que ce soit le sort réservé aux peuples de l’Amazonie, à l’égalité entre l’homme blanc et noir, mais également entre l’homme et la femme, la foi, la grandeur d’un homme... James Gray choisit d’aborder énormément de thèmes et les creuse tous suffisamment pour nous faire réfléchir et également nous poser des questions telles que « et si tu avais été à sa place, aurais-tu fait la même chose ? ».

Et pour qu’un grand personnage puisse vivre à l’écran, il faut également un grand acteur et la prestation de Charlie Hunnam(Sons of Anarchy, Pacific Rim) est juste impressionnante, il ne fait pas un seul faux pas et porte en grande partie le film sur ses épaules. Un acteur que j’aime énormément et que tu vas également aimer énormément si tu ne veux pas avoir affaire à moi 😉

Les seconds rôles sont également tous bons, que ce soit Robert Patinson(si, si, je vous jure qu’il est excellent quand il ne brille pas au soleil dans TWILIGHT) en tant qu’éternelle camarade de Percival, Sienna Miller(À vif !, American Sniper) dans le rôle de la femme du héros qui est également impressionnante dans la justesse de son jeu (bien que le rôle de femme au foyer semble lui coller à la peau après American Sniper), mais encore Tom Holland, notre futur Spider-Man, Edward Ashley… Bref, ils sont tous parfaits dans leurs rôles !

2) Et la technique Mr Gray comment vous vous en sortez ?

Aller tourner en Amazonie n’a pas été chose facile. Je vous rappelle que là-bas, tous essayent de vous manger, et pourtant le film nous réserve de magnifiques plans de cette forêt encore tellement inconnue. Bien que pour la plupart ils ne soient pas inoubliables, ils font largement leur boulot et l’immersion est la plus totale, notamment grâce aux effets sonores qui sont également bien retranscrits et plus d’une fois l’envie de me retourner pour voir si une bestiole ne traînait pas derrière moi se fit sentir !

La bande-son et notamment le thème principal du film de Christopher Spelman, qui bosse pour la deuxième fois avec James Gray après The Immigrant, est juste magnifique, frissons garantis, petite larme qui se fait sentir sur certaines scènes…

Je le dis toujours, ce qui différencie un bon film d’un très bon film, c’est la bande sonore et là le boulot est fantastique !

Le rythme du film, qui dure tout de même 2 h 21, est bon. On ne voit vraiment pas le temps passer. Pour vous dire, avant de faire cette critique, je pensais que le film durait 1 h 50 et pourtant ! Pour ne pas se mentir, il est vrai que le dernier quart d’heure est peut-être de trop et dure un peu trop sans vraiment rien apporter de plus dans sa globalité (exception faite des deux dernières scènes !).

https://www.youtube.com/watch?v=B5NuESE8IcA

Conclusion : à ton avis, vais-je te surprendre avec The Lost City of Z ?

Mais nom de dieu, tu n’es toujours pas allé voir ce film après tout le bien que je viens de te dire ? Que te faut-il de plus ? Si tu hésites, sache que très bientôt le printemps du cinéma va commencer (19, 20 et 21 mars), profites-en pour aller voir ce film !

Certes, tu pourras lui reprocher une petite longueur sur la fin, mais crois-moi, tu ne seras pas déçu !

Je ne connaissais pas James Gray avant ce film, mais il vient de faire une entrée fracassante dans les réalisateurs que je veux suivre. Merci à vous, Mr Gray, c’est grâce à des films comme le vôtre que j’aime le cinéma !

La Note du film : 9/10

La scène de The Lost City of Z :

Attention, sous cette rubrique, je vais vous parler d’une scène du film qui est, selon moi, la scène à voir. Je vais tenter de vous spoiler le moins possible, mais si vous ne souhaitez pas vous gâcher un passage du film, remontez vite la barre de navigation !

Il y en a tellement, mais j’ai décidé de vous parler de la scène de la chambre des Lords !

Une scène magnifique grâce à sa force, qui montre à quel point un homme qui croit en ses projets peut réussir à entraîner n’importe qui avec lui, mais également comment la jalousie d’autres hommes peut le détruire s’il n’a pas la force de caractère.

Un Charlie Hunnam au sommet de sa forme qui nous donne envie de nous lever de notre siège et de lui crier que l’on est prêt à tous le suivre jusqu’au fin fond du monde s’il le souhaite !

James Gray qui choisit habilement ses plans pour nous montrer à tour de rôle Percival de dos pour nous montrer qu’il est vraiment seul contre tous, puis de face pour montrer qu’il est malgré tout au-dessus des autres et que, par sa conviction et son charisme, il en impose !

Le thème choisi pour la musique, discrète, mais largement suffisante pour nous piquer au vif !

Les thèmes abordés dans cette scène sont également importants (égalité homme-femme, égalité blanc-noir, l’exploration, la foi…)

Depuis que je fais ce blog, c’est la première fois en voyant un film que je me suis dit « Voilà La scène du film pour le blog ! ».


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